02 octobre 2007
Gros plan sur le hockey dans le dossier sur l'arbitrage au football dans le Journal Le Soir
Extrait du journal "Le Soir" du mardi 2 octobre 2007
Dossier sur l'arbitrage au football dans le Journal Le Soir
Extrait du journal "Le Soir" du mardi 2 octobre 2007
To BNT or not to BNT ?
Chaque semaine, Manu Leroy, le gardien de Louvain, reçoit « carte blanche » pour nous livrer ses impressions sur la journée de championnat précédente.
Après une longue semaine de spéculation au sujet de l'élargissement de la sélection de la BNT, Adam et son staff ont mis fin à l'incertitude en dévoilant les noms des heureux élus. Cette sélection ne comporte pas de grosses surprises. Cela ne vous a peut-être pas frappé mais mon nom ne figure pas sur celle-ci malgré le fait que mon nom ait été cité à plusieurs reprises dans la presse.
J’ai été contacté la première fois, il y a environ trois semaines, par Adam pour effectuer mon retour dans la BNT. J'ai tout naturellement été flatté. Qui ne rêve pas, en effet, de participer aux Jeux olympiques ? En 2004, je n’avais pas eu la chance de pouvoir goûter à ce bonheur (rappeler vous le tournoi qualificatif de Madrid en 2004). Ensuite, j’ai continué à m’entraîner jusqu’en décembre 2005 mais une blessure gênante et des obligations professionnelles de plus en plus prenantes m’ont obligé à décrocher de la BNT.
Mais avant de reprendre le collier, je devais d’abord tâter le terrain aussi bien au boulot qu’à la maison. Et comme vous le savez, le programme concocté n’est pas des plus légers : de stages nombreux à l'étranger, des entraînements le mardi et en début d'après-midi, plus ces trois mois de disponibilités totales (juin, juillet et août 2008) Celui-ci n’as donc pas été accueilli avec enthousiasme par mon employeur. Finalement, après plusieurs discussions avec mon employeur, d’un côté, et le coach national, de l’autre, un élément est arrivé sur la table. « Soit tu fais le programme complet, soit tu ne fais pas partie de l’aventure ». J’étais donc coincé et le constat était clair : le rêve olympique n’était pas compatible avec ma carrière et ma vie sociale, à mon plus grand regret.
La réalité est tout simple. En Belgique, il n’est pas possible de concilier les deux. Il n’existe pas, dans notre pays, un climat favorable pour le sport dans lequel les Fédérations sportives et les employeurs peuvent se mettre autour de la table pour trouver un compromis. Je trouve donc qu'Adam se trompe lorsqu’il prétend que les étudiants doivent se rendre compte qu'ils peuvent devenir quelqu’un et réussir leur vie avec le sport. (« Et je veux dire aux étudiants, cessez de croire que seules les études mènent au succès, le sport peut aussi y conduire »). Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas. Dans le secteur économique, personne ne souhaite avoir un sportif de haut niveau qui a besoin de 50 jours de congé par an. Et ce qui est encore plus terrible, c’est que de nombreuses universités et d’écoles supérieures n’accordent que très peu de facilités à leurs étudiants aux hockeyeurs. Heureusement, pendant mes études, j’ai eu la chance de pouvoir compter sur les facilitées accordées par la KULeuven pour m’entraîner et prendre part aux tournois sans perdre un an. Mais de nombreux coéquipiers à l’époque n’ont jamais obtenus les mêmes facilités et ont dû recommencer une année ou plus durant leurs études.
Aujourd’hui, tout le monde sait depuis longtemps que notre pays ne permet pas de combiner idéalement le sport de haut niveau et les études. L'équipe nationale compte une grosse majorité d’étudiants, complété par quelques joueurs déjà dans la vie active. Si on observe à la loupe la sélection actuelle, c’est clairement le cas, à quelques exceptions près. Ce que je trouve donc tout particulièrement dommage, c’est qu’une fois avoir reçu le programme de préparation, j'ai dû tirer mon plan tout seul avec mon employeur (au cours de mes études, il n’en allait d’ailleurs pas autrement). Est-ce qu’il est inconcevable que quelqu'un de la Fédération ou du Comité olympique commente le programme et cherche un compromis avec l'employeur ?
Je trouve cela très regrettable d’avoir dû décliner l’opportunité de revenir au sein de la BNT mais, entre-temps, j’ai déjà tourné la page. J'espère simplement que la génération actuelle et les suivantes recevront suffisamment de soutien de la part de la Fédération de hockey et du gouvernement pour leur pouvoir combiner leur rêve sportif avec de hautes études ou une carrière professionnelles.
Manu Leroy
To BNT or not to BNT ?
Chaque semaine, Manu Leroy, le gardien de Louvain, reçoit « carte blanche » pour nous livrer ses impressions sur la journée de championnat précédente.
Na de wekenlange speculatie over de uitbreiding van de selectie van de BNT, maakten Adam en zijn staf een einde aan de onzekerheid door de uitgebreide selectie bekend te maken. Die selectie bevatte geen grote verrassingen. Het is u misschien niet eens opgevallen, maar mijn naam ontbreekt op de lijst, terwijl die her en der in de pers geciteerd werd...
Ik ben een drietal weken geleden door Adam gebeld om een comeback te maken voor de BNT. Ik was uiteraard gecharmeerd: wie wil er nu niet naar de Olympische Spelen gaan? Nadat ik er in 2004 net niet heb van kunnen proeven (herinner u Madrid 2004) is de droom nooit ver weggeweest. Ik heb nog tot december 2005 meegetraind met de BNT, maar heb door een vervelende blessure en werkverplichtingen uiteindelijk moeten afhaken.
Alvorens opnieuw toe te happen, moest ik dit eerst op het werk en op het thuisfront bespreken. Zoals jullie intussen weten is het programma niet van de poes: naast talrijke stages in het buitenland, trainingen op dinsdag voormiddag, zijn er nog die drie maanden (juni, juli en augustus 2008) waarop je fulltime moet beschikbaar zijn. Dit wordt door de werkgever niet op gejuich onthaald. Uiteindelijk, na veel overleg met werkgever enerzijds en bondscoach anderzijds kwam het hierop neer: "ofwel doe je alles (het volledige programma), ofwel niets". Het is dus ‘niets’ geworden: de Olympische Droom is onverenigbaar met mijn maatschappelijke carrière, tot mijn grote spijt.
De realiteit is gewoon dat dit in België niet mogelijk is. Er heerst geen sportklimaat waarbinnen sportbond en werkgever mekaar kunnen vinden in een compromis. Ik vind dan ook dat Adam de bal helemaal mis slaat wanneer hij beweert dat studenten moeten beseffen dat ze met sport ook ergens kunnen geraken in het leven ("Et je veux dire aux étudiants : cessez de croire que seules les études mènent au succès, le sport peut aussi y conduire."). Ik kan u verzekeren dat dit niet het geval is: in de bedrijfswereld zit men niet te wachten op sportman die een meer dan 50 dagen verlof nodig heeft. Erger nog is dat aan vele universiteiten en hogescholen zeer weinig faciliteiten gegeven worden aan hockeyers. Ik kon Gelukkig tijdens mijn studies gebruik maken van het topsportstatuut van de KULeuven zodat ik kon trainen en aan toernooien deelnemen zonder een jaar te verliezen. Veel van mijn toenmalige ploegmaats moesten het echter zien te rooien zonder een dergelijk statuut en hebben 1 of meer jaren moeten overdoen.
Dat het klimaat om topsport of hogere studies te combineren met een carrière niet ideaal is, weten we al langer dan vandaag: de nationale ploeg bevatte steevast een meerderheid aan studenten, aangevuld met een paar werkende mensen. Als je de huidige selectie onder loep neemt, is dat niet anders (op enkele uitzonderingen na). Wat ik dan ook bijzonder jammer vind is dat ik het programma toegestuurd kreeg en dat ik mijn plan eigenlijk moest trekken met mijn werkgever (tijdens mijn studententijd was het niet anders). Is het dan niet mogelijk om iemand van de bond of van het Olympisch comité het programma te laten toelichten en een compromis te zoeken met de werkgever?
Dat ik uiteindelijk heb moeten bedanken voor de BNT vind ik nog steeds spijtig, maar ik heb de bladzijde intussen noodgedwongen omgedraaid. Ik hoop alleen dat de huidige en komende generaties genoeg hulp krijgen van de hockeybond en de overheid om hun sportieve droom te kunnen combineren met hogere studies of een carrière.
Manu Leroy
Antwerp - Watducks avancé
En raison des rencontres de l'Euro League de hockey, le match de championnat entre l’Antwerp et le Watducks prévu le dimanche 28/10 est avancé au mardi 16 octobre à 20h30 sur le terrain de l’Antwerp.
L.T.
Le pronostic de Daniel Téchy pour le stick d'or
Chaque jour de cette semaine, les journalistes ou webmasters qui suivent le Championnat de Belgique de hockey vous livrent leurs favoris pour l’élection de ce vendredi. Aujourd’hui, c’est Daniel Téchy, de l’agence Belga, qui nous offre ses prévisions avec néanmoins un petit préambule : « Pour être honnête, mon jugement est faussé, puisque, comme je suis coincé la plupart des week-ends au bureau, je n’ai assisté la saison dernière qu’à quelques rencontres du Watducks et aux finales des play-offs (m/d). J’ai par contre été présent à la plupart des matches de l’équipe nationale. Il ne m’a donc pas été possible de voir évoluer Quemada et Vanderlinden chez les messieurs, ni De Vos, Gucassoff, Valcke, Khouzam, Renders et Van Lindt, chez ces dames. »
Hommes / Adam Commens (Antwerp) « A prime abord, mes faveurs vont d’une manière indiscutable vers Loïc Vandeweghe mais ce choix manque d’objectivité, étant toujours sous l’influence de la fantastique qualification olympique de Manchester, où ce joueur a eu une importance capitale et ont vraiment été à la hauteur de leur talent. Comme le Stick d’Or doit normalement récompensé les prestations d’un joueur pour une période bien déterminée, à savoir de juin 2006 à fin mai 2007, on ne peut logiquement en tenir compte. Il est vrai que l’un comme l’autre ont connu une bonne saison avec leurs clubs respectifs, mais si je me mets en accord avec le règlement, je ne vois pas d’autre solution que de désigner Adam Commens comme favori pour la récompense masculine principale. Il a été le moteur de l’équipe sacrée championne de Belgique et a su par son aura élever le niveau de ses équipiers. Une qualité qu’il a d’ailleurs reproduite en tant que coach avec nos Diables quand il les a repris en main début juillet. »
Dames / Sofie Gierts (Antwerp) « Chez les dames, Sofie Gierts, déjà récompensé en 1996 et 2006, me paraît être la joueuse la plus performante, même si je regrette son attitude sur le terrain et son peu d’enclin à soigner sa condition physique. Au rythme où elle se rue sur son paquet de cigarettes avant et après son sport, je crains que son niveau ne s’en ressente un de ces jours… Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir jouer Gaëlle Valcke, mais lorsque je l’avais vue évoluer les saisons précédentes, je la trouvais rayonnante. Je suis impatient de constater son évolution. Peut-être si le Well se qualifie pour les play-offs féminins, ce qui ne me paraît pas impossible avec leur équipe actuelle. »
Garçons / John John Dohmen (Waterloo Ducks) « Même si j’ai été influencé par ses prestation à Manchester, je laisserai John-John comme lauréat chez les espoirs garçons, parce que ce sera sans doute sa dernière occasion de l’emporter dans cette catégorie, étant donné qu’il briguera à coup sûr le sacre suprême en 2008. Ce garçon me paraît être le beau-fils idéal depuis que j’ai lu qu’il était fana de cyclisme, mais aussi et surtout par son comportement sur et en dehors des terrains. Il affiche durant ses matches un calme et une maturité déconcertante pour son âge. Je suis aussi en admiration pour la manière dont il gère sa carrière sportive et estudiantine. En somme, déjà un vrai exemple, alors qu’il a encore ses plus belles années devant lui. Il me fait un peu penser à Thierry Renaer, qui du haut de ses 18 ans donnait la leçon à la plupart des joueurs de D1. Quand l’on sait que Thierry à décrocher 3 Sticks d’Or (mais la catégorie espoirs n’existe que depuis 1996), je suis prêt à parier que John-John ne sera pas loin d’égaler ou dépasser cette performance. »
Filles / Barbara Nelen (Gantoise) « J’ai été soufflé de constater sa condition physique et sa maîtrise technique lors de la finale Gantoise-Antwerp. Si l’équipe nationale dames pouvait compter une demi-douzaine de joueuses de son gabarit, je ne donne pas 4 ans pour retrouver la BNT dames en Euro A et, à l’instar des messieurs, pouvoir créer éventuellement une surprise dans le cadre d’une qualification olympique pour Londres. Elle me fait penser aux ‘modèles néerlandaises’, mais dans le sens sportif du terme. »
L.T.
Le hockey belge est à la croisée des chemins
Lorsque Jérôme Truyens a inscrit ce but – synonyme de qualification - en fin de la rencontre face à l’Allemagne, il ne se doutait pas qu’il allait également propulser son sport vers le professionnalisme. En effet, notre pays se trouve à la croisée des chemins. Soit, on continue de la sorte et on pourra se réjouir de manière sporadique de réussir l’un ou l’autre exploit en championnat d’Europe ou de se qualifier pour une olympiade sur trois ou sur quatre, soit on prend le train en marche et on fonce pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par Adam Commens et Bert Wentink. « A long terme, nous devons jouer pour atteindre le Top 6 mondial et ainsi pourvoir disputer le Champion’s Trophy, expliquait mercredi le coach australien. Les grandes nations mondiales commencent à nous respecter. C’est une récompense pour tout le travail effectué depuis des années. Mais on ne doit pas s’arrêter là, il faut poursuivre le travail... » Adam Commens a donc annoncé la liste des 27 joueurs repris pour entamer cette préparation olympique. Un noyau qualitatif qui va devoir se consacrer au hockey de manière intensive pendant ces onze prochains mois. Au programme : des entraînements le mardi matin, le mercredi soir, une séance en plus petit groupe à déterminer, un entraînement hebdomadaire avec son club, trois séances de musculation, plus la rencontre de championnat du dimanche. A cela, il faudra naturellement ajouter des stages en novembre, avant Noël, et au mois de janvier et des rencontres amicales contre la Chine, l’Inde et le Canada. Mais c’est au mois de juin que tout va se compliquer pour le groupe. « A ce moment-là, nous travaillerons fulltime avec des joueurs qui devront garantir une disponibilité totale puisque nous aurons deux séances d’entraînement par jour », poursuivait, de son côté, Bert Wentink. Cela signifie concrètement que les salariés devront prendre trois mois de congé, les indépendants devront trouver une solution pour ne pas stopper leur activité et les étudiants ne pourront pas passer leurs examens au mois de juin et très difficilement en septembre. Car en Belgique, le pays n’est nulle part dans l’aide et le soutien aux élites sportives. Pourtant, les exemples sont nombreux comme en Australie et aux Pays-Bas où tout est mis en œuvre pour faciliter la vie et les études des sportifs de haut niveau. Et même si notre pays est empêtré dans ses problèmes gouvernementaux, il est pourtant grand temps que tous les ministres compétents (sports, enseignement, finances...) offrent des solutions et des réponses aux hockeyeurs belges qui vont, une nouvelle fois, devoir faire de multiples sacrifices professionnels et familiaux pour vivre pleinement leur rêve olympique. Le pouvoir politique, si friand de magnifiques victoires sportives, doit enfin prendre ses responsabilités et entrer dans le débat tant qu’il n’est pas encore trop tard... L.T. Extrait du journal "Le Soir" du lundi 1er octobre 2007





