14 juillet 2007
« La Fédé m'a proposé la place de second assistant ! »
Après Giles Bonnet, c’est au tour de Pascal Kina de sortir de sa réserve pour expliquer sa version du changement d’entraîneur à la tête de l’équipe nationale. Le Gantois n’est pas rancunier et explique avec beaucoup de calme et de recul la fin de sa belle histoire avec la BNT. Première partie cet entretien à bâtons rompus...
Photo : Ph. Demaret. www.okey.be
Comment as-tu réagi à l’annonce de la décision de la Fédération ?
« Cela a été une véritable surprise dans le sens où, avant le Champion’s Challenge, il était clair que ce tournoi n’était qu’une préparation pour Manchester. Il n’avait jamais été question de faire des résultats à Braxgata. Alors c’est vrai que, pendant la semaine, nous avons alterné le bon et le moins bon. Certains joueurs clés ont terminé la compétition sur les rotules et notre dernier week-end n’a pas répondu à l’attente. Nous avions déjà discuté avec Giles du rendez-vous de Manchester en se disant que si l’équipe loupait le championnat d’Europe, nous ne nous ferions plus de vieux os à la tête de l’équipe. Mais de là à ce que cela arrive si vite, il y avait un pas... »
Alors justement, comment ça s’est passé pour toi ?
« J’ai rencontré Patrick Célis et Bert Wentink qui m’ont proposé la place de second assistant et, à ce moment-là, c’étais toujours Murray Richard qui devait reprendre ma place de T2. Je n’étais évidemment pas très chaud pour cette option. J’ai donc demandé un délai de réflexion. Et c’est à ce moment-là qu’on ma dit que j’avais cinq minutes pour me décider. Cela fait sept ans que je suis en équipe nationale et c’est tout le cas qu’on faisait de moi. J’ai été champion d’Europe avec les « moins de 18 ». J’ai fais un podium avec les « Moins de 21 » et j’ai quatre finales du championnat de Belgique au compteur. Je pense tout de même qu’il y avait d’autres façons d’agir. »
Tu as pensé à un moment que l’on pourrait te proposer le poste ?
« Il me semblait en tous cas que je présentais un C.V. intéressant. Outre mon palmarès sportif, je connaissais parfaitement le groupe et tous les joueurs. Je suis Belge et donc je connais bien le hockey dans notre pays. Enfin, je suis bilingue. Mais bon, j’ai tout de même demandé un délai de réflexion pour réfléchir à la proposition même si au fond de moi-même je savais très bien que je ne pouvais pas accepter cette proposition. Si la Fédération ne me faisait pas confiance maintenant, elle ne me le ferait jamais dans l’avenir non plus. Alors que, selon moi, je pouvais légitimement ambitionner un jour d’occuper le poste d’entraîneur principal de l’équipe nationale. Dans ces conditions, il m’était alors devenu impossible de poursuivre mon travail avec les « Moins de 21 ans ». Il fallait être cohérent ! »
Laurent Toussaint
La suite de l'interview de Pascal Kina est à lire juste ci-dessous...
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